Faire le premier pas
Rencontrer des gens près de chez soi
À l'école et au travail, les amitiés se font toutes seules : on voit les mêmes personnes tous les jours sans l'avoir décidé. Passé ces deux périodes, plus rien ne se fait tout seul. Il faut provoquer les occasions, et ça s'apprend.
Commencer beaucoup plus petit qu'on ne croit
L'erreur la plus fréquente est de viser trop haut : se dire qu'on va se faire un cercle d'amis, s'inscrire à trois activités d'un coup, et abandonner au bout de quinze jours parce que c'était trop.
Un objectif raisonnable pour un premier mois, c'est un seul rendez-vous. Pas une nouvelle vie sociale : un café, une marche, une heure. Si ça se passe bien, il y en aura un deuxième. Si ça ne donne rien, vous aurez perdu une heure et gagné de l'entraînement.
Les endroits où ça se fait naturellement
Ce qui marche, ce sont les lieux où l'on revient. Un cours hebdomadaire vaut mieux qu'un grand événement, parce que revoir les mêmes visages est ce qui transforme une tête connue en personne qu'on salue, puis en personne à qui on parle.
Dans la plupart des communes françaises, il existe une maison de quartier, un centre culturel, une bibliothèque, un club sportif, une chorale, un potager collectif, une association qui cherche des bénévoles. Ce sont rarement des endroits qui font de la publicité. Le plus simple est souvent de passer à la mairie et de demander ce qui existe.
Le bénévolat mérite une mention à part. Il règle en une fois deux problèmes : il donne un rendez-vous régulier, et il vous met en position d'être utile, ce qui est bien plus confortable que d'arriver quelque part en ayant besoin de quelque chose.
Aborder sans se forcer
Pas besoin d'être drôle ni d'avoir quelque chose d'intéressant à raconter. Les conversations qui démarrent le mieux partent de ce que vous avez tous les deux sous les yeux : la salle, l'activité, le temps qu'il fait, le trajet.
Ensuite, une question ouverte suffit à passer du bavardage à l'échange. « Vous venez ici depuis longtemps ? » ouvre une porte que « Il fait froid, non ? » referme aussitôt.
Et surtout, la partie que presque tout le monde saute : proposer de se revoir. Une conversation agréable qui se termine sans rien de concret ne donne rien. « On refait ça la semaine prochaine ? » est la phrase qui fait toute la différence, et c'est celle qui coûte le plus cher à dire.
Le premier message, quand ça se passe en ligne
Un bon premier message est court, personnel et facile à répondre. Trois lignes suffisent : qui vous êtes, ce qui vous a fait écrire à cette personne précisément, et une question.
Le « personnel » compte plus que tout le reste. Un message qui pourrait être envoyé à n'importe qui se repère immédiatement et reste sans réponse. Une phrase qui montre que vous avez lu son profil change complètement l'accueil qu'on lui réserve.
Enfin, ne le prenez pas mal si personne ne répond. Les gens sont occupés, hésitants, parfois simplement inscrits depuis peu. Le silence n'est pas un jugement sur vous.
Avec Stop Solitude
Stop Solitude regroupe des personnes qui cherchent exactement la même chose que vous, ce qui retire la partie la plus intimidante : vous n'avez pas à deviner si votre message est le bienvenu.
Vous créez un profil, vous découvrez des personnes de votre commune ou de votre région, vous dites bonjour. Vous pouvez aussi rejoindre une activité proposée par quelqu'un d'autre, ou en proposer une, ce qui est souvent plus facile que d'écrire à quelqu'un en particulier.
Votre adresse précise n'est jamais affichée, vous pouvez bloquer quelqu'un en un geste, et l'accès est offert.
Stop